‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 108 sur 318 · C. Ce mot a ici le sons de complet, général · texte numérisé non relu

C. Ce mot a ici le sons de complet, général

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Dès que la mort ce grand coup eust donné , Tous les plaisirs champestres s'assoupirent: Les petis ventz alors n'ont lialléné;* Mais les fors vents encores en souspirent.

Feuilles et fruictz des arbres abbatirent; Le cler soleil chaleur plus ne rendit; Du manteau vert les prez se dévestirent: Le ciel obscur larmes en respendit.

Le grand pasteur sa nmsette lendit, Ne voulant plus que de })leurs se mesler, Dont son trouppeau, qui plaindre l'entendit, Laissa le paistre et se print à besler.

Et quand Margot ouyt tout révéler. Son gentil cueur ne lut assez habile Pour garder l'œil de larmes distiller; Ains- de ses pleurs en leit bien plorer mille.

Terre en ce temps devint nue et débile; Plusieurs ruisseaulx tous à sec demourèrent ; La mer en fut troublée et mal ti-anquille, Et les duul|)hins bien jeunes y plorèrent.

Biches et cerfs estonnez s'arrestèrent:

Bestes de proye et bestes de pasture.

Tous animaulx Loyse regrettèrent, Exceptez loups de maulvaise nature.

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