‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 173 sur 318 · A SEL VA LT A IIEKOKT · texte numérisé non relu

A SEL VA LT A IIEKOKT

DeiiKuiclcz-vous qui me faict glorieux?

Hélcinc a dit, et j'en ay bien mémoyre, Que de nous troys elle m'aynioit le mieulx ; Voylà pourqiioy j'ay tant d'aise et de gloire. Vous me direz qu'il est assez notoire Qu'elle se mocque; et je me suis deceu. Je le sçay bien, mais point ne le veulx croire. Car je perdrois l'aise que j'ay receu.

A MAURICE SEVE, LVONNOYS.

En m'oyant chanter quelcques foys Tu te plain rju'estre je ne daigne Musicien et que ma voix Mérite bien que l'on m'enseigne, Voyre ,. que la peine je j)reigne l)';ip|)i'('ii(lr(; : ut, l'é, my, l'a, sol, la. Que diable veulx-tu que j'appreigne, ]r. ne boy que trop sans cela.^

1. On "Diiiioit Ir pi'dvcriii' : lioiic (oiniiii' un chaiitiv.

KIMCRAiMMES. 241

XXIÏI.

AU POETE BOUBONIUS.

L'enfant Amour n'est pas si petit Dieu Qu'un Paradis il n'ayt soubz sa puissance. Un Purgatoire aussi pour son milieu/ Et un Enfer plein d'horrible nuisance.

Son Paradis c'est quand la jouyssance Aux poursuyvans par grâce il abandonne; Son Purgatoire est alors qu'il ordonne Paistre noz cueurs d'ung espoir incertain; Et son Enfer, c'est à l'heure qu'il donne Le voler bas et le vouloir haultain. ^

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