I. GiUMiillf's
'■1. Raccorni , ratutim"'. 6'r(7/e avoit parfois le sens de l'idi-.
:{. (>'est le diable (jui t'a fait.
i. A ce (|ue je pense.
Tétiii propre pour en enler Nourrir l'enfant de Lucifer, Tétin, boyau long d'une gaule, Tétasse à jecter sur l'espaule,^ Quand on te voit, il vient à niainctz Une envie dedans les mains De te prendre avec les gans doubles Pour en donner cinq ou six couples De soufflez sur le nez de celle Qui te cache soubz son esselle!
Va, grand vilain tétin puant, Tu iournirois bien, en suant.
De civettes et de parfuns Pour faire cent mille deflunctz!
Tétin de laydeur despiteuse, - Tétin dont nature est honteuse, Tétin des villains le plus brave, Tétin dont le bout tousjours bave, Tétin faict de poix et de glux !
liren, ma plume, n'en parlez plus, Laissez-le là, ventre sainct George, Vous me fairiez rendre ma gorge.
1. D.II1S quelques éditions postérieures, on trouve ici les deux vers suivants :
Pour faire , tout bien compassé, Un chapperon du temps passé.
'J. Offensante.
KriGHAM.MliS.
Anne, ma sœur, dont me vient le songer Qui toute nuict par devers vous me maine? Quel nouvel hoste est venu se loger Dedans mon cueur et tousjours s'y pourmaine? Certes je cro\ , et ma foy n'est point vaine, Que c'est ung Dieu. Me vient-il consoler? Ha, c'est Amour, je le sens bien voiler. Anne, ma sœur, vous l'avez faict mon hoste. Et le sera, me deust-il aftbler,^ Si celle-là qui l'y mist ne l'en oste.