‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 202 sur 318 · I . Blesser · texte numérisé non relu

I . Blesser

276 ()l- UN Ki: S l)K C L li M E N T MAliOT.

DU MOVS Uli MAV KT DANNE.

May, qui portoit robe reverdissante De fleur semée, ung jour se mist en place,' Et quand m'amye il vit tant florissante. De grand despit rougist sa verte face, En me disant : « Tu cuydes qu'elle elïace, A mon advis,- les fleurs qui de moy yssent?^ » Je luy resppndz : (( Toutes les fleurs périssent, Incontinent que yver les vient toucher, Mais en tous temps de madame florissent Les grands vertus que mort ne peult sécher. »

Vlï.

DU HAISKK.

Ce Iranc baiser, ce baiser amyable Tant bien donné, tant bien receu aussi, Qu'il estoit doulx ! 0 beauté admirable, Baisez-moy donc cent foys le jour ainsy, Me recevant dessoubz vostre mercy Pour tout jamais, ou vous pourrez bien dire Qu'en me donnant ung baiser adoulcy, . M'aurez donné perpétuel martyre.

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