‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 205 sur 318 · OR ANNE · texte numérisé non relu

OR ANNE

Ouyr parler de ma dame et maistresse M'est plus de bien que toutes aultres veoir: Veoir son maintien, ce m'est plus de liesse' Que bon propos des aultres recevoir; Avecques elle unti; bon propos avoir M'est plus grand heur que baiser une Héleine ; Et ne croy pas, si j'avois son alaine, J'entens sa bouche, à mon commandement, Que ceulx qui ont leur jouyssance pleine N'eussent despit de mon contentement.

n E <; U P 1 D O E T DE AN N E .

Amour trouva celle qui m'est amère :

Et j'y estois, j'en sçay bien mieulx le compte : - « Bon jour, dit-il, bon jour Vénus, ma mère, n Puis tout acoup-' il veoit qu'il se mescompte. Dont la couleur au visage luy monte D'avoir failly;^ honteux Dieu sçait combien. « Non, non, Amour, ce dis-je, n'ayez honte. Plus cler voyans que vous s'i trompent bien. »

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