‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 251 sur 318 · Il avoit l'habitude · texte numérisé non relu

Il avoit l'habitude

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Estoient serrés et remis en leurs parcs, Le bon vieillart après nioy travailloit, Et à la lampe assez tard me veilloit, Ainsi que font' leurs sansonnetz, ou pyes, Auprès du ieu bergères accropyes.

Bien est-il vray que ce luy estoit peine: Mais de plaisir elle estoit si fort pleine Qu'en ce faisant sembloit au bon berger Qu'il arrousoit en son petit verger Quelcque jeunne ente, ou que téter faisoit L'aigneau qui plus en son parc luy plaisoit. Et le labeur que après moy il mist tant, Certes c' estoit aiïin qu'en l'imitant, A l'advenir je chantasse le los- De toy, ô Pan, qui augmentas son clos, Qui conservas de ses prez la verdure.

Et qui gardas son trouppeau de l'roidure.

<( Pan, disoit-il, c'est le dieu triumpliant Sur les pasteurs, c'est celluy, mon enfant, Qui le premier les roseaulx pertuysa,' Et d'en former des flustes s'avisa.

11 flaigna bien luy-mesme peine prendre D'user de l'art que je te veulx aprendrc? Apren-le donc, affm que montz et boys, Hocz et estangs appreignent soubz ta voix A l'ecliantei- le haut nom après toy

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