‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 255 sur 318 · De même longueur · texte numérisé non relu

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338 (laVRrS DK CLÉMENT .MAKOT.

Priiisses plaisir à mon chant escouter, Comme à ouyr.la marine^ flotter Contre la rive, ou des roches haultaines Ouyr tomber contre val- les fontaines.

Certainement c'estoit le plus grand soing Que j'eusse alors, et en prens à tesmoing Le blond Phébus qui me voyt et regarde , Si l'espesseur de ce boys ne l'en garde, Et qui m'a veu traverser mainct rocher Et mainct torrent pour de toy approcher.

Or m'ont les dieux célestes et terrestres Tant faict heureux, mesmement les sylvestres. Qu'en gré tu prins mes petitz sons rusticques, Et exaulças mes hymnes et cantiques, Me permettant les chanter en ton temple, Là où encor l'ymage je contemple De ta haulteur qui en l'une main porte. De dur cormier, houlette riche et forte; Et l'autre tient chalemelle/' fournie De sept tuyaulx, faictz selon l'armonie Des cieulx , où sont les sept dieux clers et beaulx Et dénotants les sept \rlz libéraulx, Qui sont escriptz dedans ta teste saincte Toute de ])in bien couronnée et ceincte.

Ainsi et doncq en l'esté de mes jours • IMiis me plaisoit aux champestres séjours

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