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A K. RAHKI, MS.
S' on nous laissoil nos joui-s en ])aix useï'. Du temps présent, à plaisir disposer, Et librement vivre comme il fault vivre , Palais et cours ne nous fauldroit plus suyvre. Plaidz, ne procès, ne les riches maisons Avec leur gloire et enfumez blasons, Mais soubz belle umbre en chambre et galeries Nous pourmenans, livres et railleries, Dames et bains, seroient les passetemps. Lieux et labeurs de nos espritz contens. Las, maintenant à nous point ne \ivons. Et le bon temps périr pour nous sçavons Et s'envoler, sans remèdes cjuelconques : Puis qu'on le sçait, que ne vit-on bien doncques?
xMETAMORPHOSES D'OVIDE
L'aage doré sur tout resplendissant Fut le premier, au monde fleurissant, Auquel chascun , sans correcteur et loy. De son bon gré gardoit justice et foy. En peine et paour aucun ne souloit vivre. Loix menaçans ne se gravoient en cuivre Fisché en murs. Povres gens sans refuge Ne redoubtoient la face de leur juge; Mais en seurté se sçavoient accointer, Sans qu'il fallust juge à les appoincter.-
L' arbre du pin, charpenté et fendu, N'estoit encor des haultz niontz descendu Sur les grans eaux, pour flotter et nager, Et en pays estrange voyager.
Hommes mortelz ne congnoissoient à l'heure' Fors seulement le lien de leur demeure.
1. Nous extrayons ce passage do la traduction du premier livre des Métamorphoses, dont Vlarot, nous l'avons dit, traduisit deux livres.