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A i:ne damovsellk m\i.M)i:.
Ma mignonne, Je vous donne Le bon joiu-.
Le séjour, C'est prison .
Guérison Recouvrez , Puis ouvrez Vostre porte Et qu'on sorte Vistement ; Car Clément Le vous mande.
Va, friande De ta bouche, Qui se co\iche En danger Pour manger Confitures; Si tu dures Trop malade.
Couleur fade
Tu prendras, Et perdras.
L'embonpoint.
Dieu te doint Santé bonne, Ma mignonne.
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POIK LA PKTITi: PRINCESSE DE NAVARRE.' A M A D A M i; M A R G L E R I T !■ . "
Voyant que la Royne, ma mère, Trouve, à présent, la ryme amère.
Ma dame, m'est prins fantasie De vous monstrer qu'en poësiê Sa fille suis. Arrière prose.
Puis que rimer maintenant j'ose.
Pour commencer donc à rimer :
Vous pouvez, ma dame, estimer Quel joye à la fille advenoit, Sçachant que la mère venoit; Et quelle joye est advenue, A toutes deux à sa venue.
Si vous n'en sçavez rien, j'espère.
Qu'au retour du Roy, vostre père, Semblable joye sentirez , i'uis des nouvelles m'en direz.
1. Fille du roi di' Navarro l'f d<- MarfriHTiti^ de Valois. '.'. Fiili- dt' François l'""'.
Or, selon que javois envie.
Par eau jusque icy l'ay suyvie Avecques mon bon perroquet, Vestu de vert, comme un l)ou(juet De marjolaine.' Et auclict lieu M'a suyvie mon escurieu,- Lequel tout le long de l'année Ne porte que robbe tannée.^ J'ay aussi, pour faire le tiers, Amené Bure* en ces quartiers, Qui monstre bien, à son visage, (]ue des trois n'est |)as la plus sage.
Ce sont là des nouvelles nostres.
.Mandez-nous, s'il vous plaist, des vostres. Et d'aultres nouvelles aussy:
Car nous en avons i'aulte icy.
. Si de la court' aulcuii re\ieut, Mandez-nous, s'il vous en souvient, En quel estât il la laissa.
Des nouvelles de pardeçà : .
Loyre est belle et bonne. rivière, (jui de nous revoir est si fière Qu'elle en est endée et grossie, Et en bruyant nous remercie.
Si v(»us l'eussiez donc aboi'dée.
1. (;<•«<■ plante,' cIht»; aux amoureux du Moyen Arc pour son parfum vijjoureux et sa double floraison, est en effet veslue conmie un perroquet : i-lle |)asse du vert hardi aux diverses nuaiid-s du jauu<'.
'2. l'rureuii.
',i. Fauve fonc(!",
4. On peut supposer (pTii s'agit de (|uel(nii' fenniie favoriii-, di' (|iiel(|iie eompagno d'enfance de la petite primi'ssc, mi d'une riiienne.
.">. ï)c France,
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J(.' croy qu'elle l'ust tlesbordée, Ciîir plus (ière seroit de nous Qu'elle n'a pas esté de uous.
Mais Dieu ce bieu ue m'a donné.
Que vostre chemin adonné Se soit icy: ' et fault que sente, Parnij' ceste joye présente , La tristesse de ne vous veoir.
Joye entière on ne peult avoir, Tandis que Ton est en ce monde.
Mais aflin que je ne nie fonde Tr()[) en raison,- icy je mande A vous et à toute la bande Qu'Estienne, ce plaisant mignon De la Danse du Compaignon Que pour vous il a compassée.
M'a jà fait maistresse passée,-' De fine force,* par mon ame.
De me dire : « Tournez, ma dame. »
Si tost qu'ensemble nous serons.
Si Dieu plaist, nous la danserons.
Ce temps pendant soit long, soit près,' Croyez que je suis faicte exprès Pour vous porter obéissance.
Qui prendra tousjours accroissance k mesure que je croistray.
Et sur cela .fin je mettray
i. Que votre voyage se soit dirigé par ici.