‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 75 sur 318 · I. Qiiitti's, innoc(.Mit · texte numérisé non relu

I. Qiiitti's, innoc(.Mit

'1. Di-fondus.

3. Peut-être doit -on conipn'iulri' en résumé, mais il vaut iniciix traduire, je crois au chef par dans sa tête.

i. Pour bien remplir son devoir d'écrivain.

."». Ce qui est d'accord avec li- sens général de re Livre di' salut tt dr vérité.

Car rKsciiptiirc est la touche où l'on treuve Le plus liault or. Et qui veult faire espreuve D'or quel qu'il soit, il le convient toucher V ceste pierre et bien près l'approcher De l'or exquis, qui tant se faict paroistre Que bas ou hault tout autre faict congnoistre.'

Le juge donc affecté- se monstra En mon endroict, quand des premiers oultra-* .Moy qui estois absent et loing des villes Où certains folz feirent choses trop viles* Et de scandale, hélas, au grand ennuy, Vu détriment et à la mort d'aultruy.

Ce que sçachant, pour me justifier, A ta bonté je m'osay tant fier Que hors de Bloys party pour à toy, sire, Me présenter. Mais quelcun me vint dire : « Si tu y vas, amy, tu n'es pas sage; Car tu pourrois avoir maulvais visage De ton seigneur. » Lors comme le nocher Qui pour fuyr le péril d'un rocher En pleine mer se destourne tout court , Ainsi pour vray m'escartay de la Court , Craingnant trouver le péril de (hirté Où je n'euz onç fors^ doulceur et seurté. l*uis je sçavois, sans que de faict l'apprinse. Qu'à un subject l'u'il olwcur"^^ de son prince

I. Qu'il fait apiuTciiT tmit aiitn- di' à sa valeur. '2. Injuste.

:t. Poursuivit.

4. Maint fait allusion à cette affaire <les j)lacards dont nous avons longuement parlr dans notre Introduction, .'i. Où je ne trouvai jamais que, etc. tl. Aveuglé par les calomnies.

KPITKKS. lui

Est bien la chose, en la terre habitable, La plus ta craindre et la moins souhaitable.

Si m'en allay, évitant ce danger.

Non en pays, non à pi'ince estranger, Non point usant de fugitif destour, Mais pour servir l'autre roy à mon tour. Mon second maistre et ta sœur son espouse ' \ qui je fuz des ans à quatre et douze - De ta main noble heureusement donné.

Puis tost après, royal chef couronné, Sçachant plusieurs, de vie trop meilleure Que je ne suis, estre bruslez à l'heure^ Si durement que mainte nation En est tombée en admiration , ^ J'abandonnay, sans avoir commis crime, L'ingrate France, ingrate, ingratissime A son poëte ; et en la délaissant , Fort grand regret ne vint mon cueur blessant. Tu ments, Marot, grand regret tu sentis Quand tu pensas à tes enfans petis!

Enfin passay les grans froides montaignes* Et vins entrer aux Lombardes campaignes. Puis en l'itale, où Dieu qui me guidoit Dressa^ mes pas au lieu où résidoit

1. Hi'iiri d'Albrot, roi df Navarre, ot Marguorito de Valois.

2. La liliruse paroît signifier dés l'âfje de seize ans, plutôt ([lu: pendmil seize ans. Il semble difficile d'admettre un troisiùnie sens duf|nel il résulteroit que Marot a été placé auprès de Marguerite de Valois une i)remière fois quand il avait quatre ans, et une secondi' foi-* à douze ans.

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