SCÈNE X
ALTAMONT, SCIOLTO, gardes.
SGIOLTO.
Ah 9 mon fils!
Lothario demeure, et nous sommes trahis.
ALTAMONT
Je le sais ; mais Caliste , à vos ordres soumise , Va nous suivre aux autels, et tout nous favorise. Les traîtres périront.
SCIOLTO
Il n y faut plus penser.
ALTAMONT
A d'illustres desseins pourquoi donc renoncer?
Un ennemi de plus , si foible dans sa haine,
De vos vastes projets doit-il rompre la chaîne?
Ah ! qu il reste en ces lieux : je sens que mon courroux
S'irrite, impatient de lui porter mes coups.
Du mépris des tyrans donnons l'exemple au monde.
Un peuple libre et fier dans ces murs nous seconde :
Et Fiesque et Doria commandent dans le port;
Nos heureux conjurés sont les maîtres du fort;
Enfin n avons-nous pas, pour venger la patrie»
Ces braves habitants des monts de Ligurie ,
Qui, du haut des rochers cultivés par leurs mains,
322 GALISTE.
Fondent sur les tyrans , et changent nos destins?
SGIOLTO.
Oui , j'embrasse un parti cruel , mais nécessaire. De nos desseins peut-être on connoît le mystère , Peut-être à nos tyrans sont-ils sacrifiés? Dans des temps orageux ces murs fortifiés Du moins à leur abri nous permettront d attendre Un peuple de vengeurs armé pour nous défendre. Au temple et dans ces lieux disposez mes soldats. Mon fils , puisqu'il le faut y soyons prêts aux combats.
FIN nu TROISIÈME ACTE.