‹ Œuvres de Colardeau, de l'Académie françaiseChapitre 55 sur 112 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LUGIIiË, seule.

O triomphe du crime ! ô jour épouvantable !

Plus d'homieur, plus de gloire, et Caliste est coupable.

Galiste est dans le temple; elle-même a voulu

L'hymen que rejetoit son cœur irrésolu.

Tantôt, malgré mes pleurs, inflexible et sévère,

Sa vertu résistoit aux volontés d'un père :

Et lorsque Sciolto veut révoquer ses lois ,

Elle exige des nœuAs dédaignés tant de fois !

Mais pourquoi sa douleur, plus sombre et plus tranquille.

Vient-elle d'éloigner sa fidèle Lucile?

Pourquoi ne puis-je au temple accompagner ses pas?

Ces apprêts de la mort, cet hymen, ces combats...

Caliste, qui peut-être, éperdue, égarée.

Saisit Tinstant d'armer sa main désespérée;

Tout me remplit d'ef&oi... Seule dans ce palais ,

Je frissonne... Je cours, et ne sais où je vais.

Mais quel mortel ici fond et se précipite?

Vient-il mettre le comble au trouble qui m'agite?

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