‹ Œuvres de Colardeau, de l'Académie françaiseChapitre 88 sur 112 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

Pour mettre au bat d'uDO statue de marbre, représeatant la Volupté sous la fi^re d'une femme couchée et qui semble endormie.

Gomme un éclair, naît et memt le plaisir : Son feu follet à peine nous enflamme , Qu'il s'évapore et détruit le désir.

Je ne sais quoi lui survit dans notre ame : C'est un repos voluptueux, charmant, C'est le bonheur goûté dans le silence; C'est des esprits un doux recueillement : Après les sens, c'est l'ame en jouissance. Considérez cette jeune beauté , L'œil entr'ouvert, la bouche demi-close, Rêveuse au sein de la tranquillité : Dormiroit-elle ? oh non ! elle repose : Paisiblement son cœur est agité, Il est ému; devinez-en la cause.

Combien de cœurs ont ainsi palpité !

Figurez-vous, pour mieux peindre la chose, L'amour tranquille après l'activité

4o6 POÉSIES

D'un plaisir vif , nouvellement goûté y

Se reposant sur des feuilles de rose :

Ce repos-là se nomme Volupté.

L'art du ciseau , dans ce marbre, en expose

Le charme heureux, dans un simple portrait.

Moi, j ai vu plus; dire où... comment... je n'ose

Amour le sait; je lai mis du secret.

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