‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 104 sur 474 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

M. DE MORINVAL, M. DE PLINVILLE, MADAME DE RÛSELLE.

MADAME DE ROSELLE

En vérité, voilà des chasseurs bien hardis !

M . DE PLINVILLE.

Comment donc?

MADAME DE ROSELLE

Us sont là sept ou huit étourdis Qui ne se gênent pas .

Ayez donc une chasse !

M. DE PLINVILLE.

Ils se seront tronipés : il faut leur faire grâce.

M. DE MORINVAL.

Mais allez voir, du moins...

M . DE PLINVILLE.

J'y vais... ; quoique, entre nous, Mon cher, je ne sois point de ces seigneurs jaloux Qui gardent leur gibier comme on fait sa maîtresse. Je sens très bien qu'il faut excuser la jeunesse. Qu'un jeune homme, en passant, tirer sur un perdreau ..

M. DE MORINVAL.

On ne vient pas tirer à vingt pas d'un château.

M. DE PLINVILLE,

Aussi j'y vais mettre ordre. En me voyant paraître, Ils seront plus fâchés que moi-même, peut-être.

M. DE MORINVAL.

Ne vous exposez pas.

M. DE PLINVILLE.

A quoi, cher Morinval?

Pourquoi donc voulez-vous qu'on me fasse du mal, A moi qui n'en ai fait de ma vie à personne?

(Il sort.)

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