‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 110 sur 474 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

M. DE PLINVILLE, ANGÉLIQUE.

ANGÉLIQUE, à part.

je te retids grâce, ô ciel ! de ce revers fatal ; Je n'épouserai point monsieur de Morinval.

M. DE PLINVILLE.

On est tout étourdi d'une pareille perte. Pourtant, une ressource encore m'est offerte ; Et si j'étais tout seul, je me consolerais : Ma terre, Dieu merci, me reste, et j'en vivrais. Mais, ma fille! à quel sort je te vois condamnée!

ANGÉLIQUE

En quoi donc, plus que vous, serais-je infortunée?

M. DE PLINVILLE.

Hélas! la pauvre enfant, près de se marier!...

ANGÉLIQUE

Ah! croyez que, bien loin de me contrarier...

M. DE PLINVILLE.

11 est tout naturel, lorsque Ton est jolie Jeune, de souhaiter de se voir établie :

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