ACTE IV, SCÈNE XI II
Ce malin... je ne sais si je me suis trompé,
Mais un mot, un regard, un soupir échappé...
Gardons-nous de saisir ces vaines apparences :
Je dois partir encor, si j'ai des espérances.
Je ne la verrai point. Qu'elle ignore à jamais
Ce que j'étais, surtout à quel point je l'aimais.
Je vais poursuivre ailleurs ma pénible carrière,
Seul, triste, abandonné de la nature entière,
Sans secours, n'emportant avec moi qu'un seul bien.
C'est un cœur qui du moins ne me reproche rien :
Oui, je pars.