‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 148 sur 474 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

Les précédents, m. FRANGHEVAL.

FRANCHE VAL, avec l'accent et le ton vif. (De loin, à part.)

Quel contré-temps? encor avec cet étranger!

Pardon mademoiselle, on peut vous déranger?

MADEMOISELLE DE CRAC à Francheval.

Eh ! pourquoi donc, monsieur cette cérémonie?

FRANCHEVAL.

Je né VOUS savais pas si tôt en compagnie.

Sans quoi... l'on m'avait dit qu'avec votre papa ''

Dès lé matin, monsieur chassait...

MADEMOISELLE DE CRAC

On vous trompa.

FRANCHEVAL.

Eh mais, je lé vois bien.

SAINT-BRICE, froidement.

Moi, je ne chasse guère ; Un aimable entretien sait beaucoup mieux me plaire

FRANCHEVAL.

C'est ce qui mé paraît; et même j'ai trouvé L'entretien des plus vifs, quand je suis arrivé.

SAINT-BRI CE

Oui, car j'entretenais de vous mademoiselle.

FRANCHEVAL.

Je vous suis obligé dé cet écès de zèle ; Mais dé votre discours fus-jé seul lé sujet ?

Vous êtes curieux, monsieur.

FRANCHEVAL.

Et vous, discret.

MADEMOISELLE DE CRAC

Et VOUS toujours trop vif, comme à votre ordinaire. Mais j'aperçois Verdac, et je né l'aimé guère : Vous permettez, messieurs ? je vous laisse avec lui.

SAINT-BRI CE

Je vous suis. Le Verdac me cause de l'ennui;

(Mademoiselle de Crac sort)

Et moi-même à monsieur je vais céder la place : Vous pardonnez, j'espère ?

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