‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 147 sur 474 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

SAINT-BRICE

Se peut-il? Que sait-on, pourtant, mademoiselle, Des frères qu'on crut morts... ressuscitent souvent. Peut-être un jour...

MADEMOISELLE DE CRAC

Eh mais, si lé mien est vivant.

11 m'oublie; et ce coup né m'est pas moins sensible.

SAINT-BRICE

Vous oublier? Oh non, cela n'est pas possible.

MADEMOISELLE DE CRAC

Monsieur, c'est l'un ou l'autre.

SAINT-BRICE

En un mot, espérez ; Car j'ai dans l'idée, oui, que vous le reverrez.

MADEMOISELLE DE CRAC

Je né m'en flatte plus.

SAINT-BRICE

De l'absence d'un frère.

En tous cas, un amant console et sait distraire.

MADEMOISELLE DE CRAC

Un amant, dites- vous?

Eh oui... vous rougissez!

MADEMOISELLE DE CRAC

Qui? moi, monsieur?

SAINT-BRICE

Vous-même; et c'est en dire assez.

Au fait, s'il est heureux, il est digne de l'être; Et j'aurais grand plaisir... On vient; c'est lui peut-être.

MADEMOISELLE DE CRAC, \ivement.

Lui-môme.

SAINT-BRICE

Alors, je vais troubler votre entretien : Je crains d'être importun.

MADEMOISELLE DE CRAC

Monsieur, né craigne* rien.

SAINT-BRICE

. (a. part.)

Vous permettez, je reste. Il me prend fantaisie De donner à l'amant un peu de jalousie.

14'. M. 1)1-: CKAC.

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