SCÈNE XXII
Les MftMES, SAINT-BRICE.
SAINT-BRICE
Eh ! qu'en voulez- vous faire, Mon cher hôte ?
Mé vattre avec ce téméraire, Qu'aux genoux dé ma fille un valet a trouvé !
SAINT-BRICE
Monsieur, votre courage est assez éprouvé.
Vous allez vous commettre avec un tel jeune homme ?
(a Francheval.)
Et vous, cher Francheval, que partout on renomme,
(Bas.)
Quoi, c'est contre un vieillard qu'ici vous vous armez !
(Haut.)
Contre le père enfin de ce que vous aimez !
(Déclamant.)
Songez que l'offenseur est père' de Chimène.
FRANCHEVAL.
Ah ! ce mot a suffi pour éteindre ma haine.
(a m. de Crac.)
Pardonnez- moi, monsieur, cet aveuglé transport.
M. DE CRAC
Dé tout mon cœur; moi-même, après tout, j'avais tort. Ce combat inégal pouvait mé compromettre.
SAINT-BRICE
Je me battrai pour vous, si vous voulez permettre. Aussi bien à monsieur j'ai promis ce plaisir.
Quel champion plus brave aurais-jé pu choisir?
FRANCHEVAL.
Il faut bien en effet que Lucilé vous coûte
Quelque combat au moins; car vous êtes sans doute
Ce rival préféré.
SAINT-BRICE
Peut-être ; au fait, mes droits Sur son cœur valent bien les vôtres, je le crois.
FRANCHEVAL.
C'est ce que l'on va voir.