‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 177 sur 474 · SCÈNE XXI · texte numérisé non relu

SCÈNE XXI

Permis de l'espérer.

M. DE CRAC

J'ai changé dé dessein.

Dé ma fille à présent n'attendez plus la main. Quelqu'un... qui vous vaut bien, va devenir mon gendre. Ainsi...

FRANCHEVAL.

Croirai-jé bien ce que je viens d'entendre ? Un autre... ? pourriez-vous à cé point mé jouer ?

M. DE CRAC

La demande est plaisante, il lé faut avouer. Ma fille est à moi.

FRANCHEVAL.

Non, s'il faut que je lé dise, Elle n'est plus à vous. Vous mé l'avez promise : Vous mé la rétirez ; c'est une trahison : El vous mé permettrez d'en demander la raison.

M. DE CRAC

A moi?

Vous n'êtes plus à présent mon beau-père, Et voudrez bien vous vattre avec moi, je l'espère ; " >us hésitez?

M. DE CRAC

J'hésite, et suis dé bonne foi.

FRANCHEVAL.

Auriez-vous peur ?

M. DE CRAC

Je crains, mais cé n'est pas pour moi. Oui, je plains, Franchéval, votre jeunesse extrême, El j'ai quelque regret... Dans lé fond je vous aime.

FRANCHEVAL.

Je vous suis obligé.

M. DE CRAC, à part.

Bon. Saint-Brice paraît.

(Haut.) ,

Oui, oui, nous nous vattrons, à l'instant, s'il vous plaît.

(Plu.i haut.)

Jack, descends mon épée.

176 M. DE CRAC

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