‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 232 sur 474 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

M. D'ORLANGE, MADEMOISELLE D'ORFEUIL, JUSTINE.

M. D ORLANGE.

Le ciel, mademoiselle, a comblé tous mes vœux ^ A votre père ici j'ai déclaré mes feux.

MADEMOISELLE d'oRFEUIL.

Oui, monsieur, je le sais.

M. d'orlange.

L'impatience est grande ; Mais vous m'aviez permis de faire la demande.

JUSTINE

Il ne faut pas vous dire une chose deux fois.

Non vraiment. Et ma noce ! oh ! d'ici je la vois. Tous les préparatifs sont déjà dans ma tôte. Un aimable désordre embellira la fête : Repas champêtre et gai, des danses, des chansons, Des enfants, des vieillards, les filles, les garçons; Je veux que de leurs cris tout le bois retentisse. Le soir, spectacle, jeu, concert, feu d'artifice;... Que vous dirai-je, enfin ? tout ce qu'on peut avoir.

Mon Dieu ! que tout cela sera charmant à voir ! Hâtez donc, ma maîtresse, une aussi belle noce.

MADEMOISELLE d'oRFEUIL.

Mais le plan, ce me semble, en est un peu précoce ; Le jour n'est pas si près...

M. d'oRLANGE.

11 n'est, je crois, pas loin.

(Vojunt arriver Florvillc.)

Je veux que mon ami, d'ailleurs, en soit témoin.

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