SCENE IV
MADEMOISELLE D'ORFEUIL, M. D'ORLANGE.
M. D ORLANGE, à part.
De mon rival servons les intérêts.
MADEMOISELLE d'oR F E U IL , à part.
C'en est fait ; écartons d'inutiles regrets.
M. d'oRLANGE.
Florville en se montrant peut-il aussi vous plaire ?
MADEMOISELLE d'oRFEUIL.
Je suivrai sur ce point les ordres de mon père.
ACTK V, SCENE IV. 2o3
>.ela ne suffit pas, non : vous voyez en moi Votre futur époux; vous l'acceptez: mais quoi, Si je ne l'étais point?
M A D K M 01 s ELLE d'o R F E U 1 L.
Eh! mais, monsieur, vous l'êtes.
M. d'orlange.
Je vais vous confier mes alarmes secrètes.
MADEMOISELLE d'oRFEUIL, vivement.
Vos alarmes, monsieur ? quel sujet ?...
M. d'orlange.
Entre nous.
Je crains de n'être pas assez digne de vous. mademoiselle d'orfeiil.
Vous êtes trop modeste.
M. d'orlange.
Ah ! je me rends justice.
J'ai, car d'avance il faut que je vous avertisse, Mille défauts, d'honneur I pour un mari, s'entend. Je me connais ; je suis vif, volage, inconstant, Et capricieux même, il faut que je le dise. mademoiselle d'orfeuil.
^ousavez le mérite au moins de la franchise.
M. d'orlange.