‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 247 sur 474 · est en me comparant avec l'autre étranger · texte numérisé non relu

est en me comparant avec l'autre étranger

Que je me suis trouvé vain, étourdi, léger. . .

Ce jeune homme est vraiment on ne peut plus aimalUe;

Qu'en dites-vous t

Il est tout à fait estimable.

oudrait-il m'éprouverV

M. d'orlange.

Eh ! voilà ce qu'il faut...

Dans un époux. Tenez, je l'observais tantôt. Ses discours sont remplis de raison, de justesse; Ils respirent la grâce et la délicatesse ; ^

' ' vous assure enfin qu'il vaut bien mieux que moi.

MADEMOISELLE d'oRFETIL.

)us plaisantez...

M. d'orlange.

Moi ! non, je suis de bonne foi.

A vos charmants attraits j'ai cru le voir sensible : Qui ne le serait pas?.. . Et s'il était possible Que lui-même à son tour il eût pu vous toucher,

Dites-le : je suis homme à l'envoyer chercher... Que vous dirai-je, enfin ? à lui céder moi-môme Tous mes droits... si j'en ai.

MADEMOISELLE d'oRFEUIL.

Quelle noblesse extrême !

Mais, encore une fois, il n'est plus question De vain déguisement, de supposition ; Et quant à l'étranger dont vous parlez sans cesse, Cet éloge suppose un soupçon qui me blesse, Monsieur, et qui nous fait injure à tous les trois.

M. D'ORLANGE.

Ah! c'est vous qui bientôt me connaîtrez, je crois.

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