‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 272 sur 474 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

M. DUBRIAGE, GEORGE, AMBROISE.

M. Dr BRI agi:.

Qu'est-ce?

AMBROISE, toujours d'un ton rude.

De l'argent, monsieur, qu'on vous apporte. Cent bons louis ; tenez.

M . D U B lU A G E .

La somme n'est pas forte :

Mais enfin cet argent va me faire du bien ; Car, depuis très longtemps, je ne touchais plus rien.

AMBROISE

Est-ce ma faute, à moi? croyez-vous que je touche? Aucun fermier ne paie : ils ont tous à la bouche Le mot grêle.

M. DUBRIAGE.

Hélas! oui.

AMBROISE

Vous-même le premier, Si je laisse monter, par hasard, un fermier, Vous lui remettez tout.

M. DUBRIAGE.

C'est naturel, je pense.

AMBROISE

Mais il faut cependant fournira la dépense. Saint-Brice avait besoin de réparations ; ,J'ai fait à Montigny des augmentations : Aussi, de plus d'un an, vous ne toucherez guères. Peut-être croyez- vous que je fais mes affaires ; La vérité pourtant est que j'y mets du mien.

GEORGE

Bon apôtre !

AMBROISE à George.

Plaît-il?

GEORGE

Qui, moi? je ne dis rien.

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