‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 28 sur 474 · ACTE I, SCÈNE XIÏ. %Z · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XIÏ. %Z

11 condamne au matin ses sentiments du soir : Importun à tout autre, à soi-même incommode, Il change à tout moment d'esprit comme de mode ; Il tourne au premier vent, il tombe au moindre choc, Aujourd'hui dans un casque, et demain dans un froc. »

(il jette le livre sur la table.)

L'insolent ! C'est assez ; et puis, dans un auteur, La satire, à coup sûr, décèle un mauvais cœur : J'eus toujours du dégoût pour ce genre d'escrime. La peste soit des vers, de cette double rime. Exacte au rendez-vous, qui de son double son M'apporte, à point nommé, le mortel unisson! Mais, d'un autre côté, la prose est insipide... Il faut qu'entre les deux portant je me décide : Car enfin, feuilletez tous les livres divers, Vous trouverez partout de la prose ou des vers.

(il s'assied tout accablé.)

Tout à la fois conspire à m'échaulfer la bile... Mais quelle solitude !... Aussi, dans cette ville, Je n'avais qu'un valet pour me désennuyer, Et je m'avise encor de le congédier I... Mais j'entends... Oui...

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