‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 292 sur 474 · ACTE III, se KM-: II. 3or · texte numérisé non relu

ACTE III, se KM-: II. 3or

Kl vous ?

LA SŒUR

Comment ca va-t-ilV M . IJ i: B R I A G 1 : .

LK F RE ri:

Bien.

Tu vois.

M. DU BRI agi:.

Cela se lit sur vos visages.

Dites-moi, mes enfans, ôtes-vous toujours sages?

LE FRÈRE

Oh! toujours! Ce matin maman nous le disait.

M. DU BRI AGE, se tournant tour à tour vers chacun doux.

Vraiment?

LA .-^ŒUR.

Si lu savais comme elle nous baisait !

LE FRÈRE

El papal Tout exprès il quitte son ouvrage.

LA SŒUR

Il prétend que cela lui donne du courage.

M. DUBRIAGE.

Kt VOUS les aimez bien ?

LA S (EUR

Oui, comme nous t'aimon-î.

LE FRÈRE

Papa cause la nuit, croyant que nous dormons.

Hier encor ma sœur était bien endormie,

Moi pas ; je l'entendais qui disait : « Mon amie,

Conviens que nous devons être tous deux contens.

Et que nous avons là de bien jolis enfans?... »

Et maman répondait : » C'est vrai, qu'ils sont aimables. »

«Dame, c'est qu'à leur mère ils sont tous deux semblables, »

Disait papa, a Julien, soit, répondait maman;

Mais Suson te ressemble, à toi ; là, conviens-en. »

M. DUBRIAGE.

Fort bien, mes bons amis; comment va la mémoire? Savez-vous ce matin une fable, une histoire ? ^

LE FRÈRE

Tiens, papa, ce matin encor nous répétions Tn petit dialogue, à nous deux.

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