‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 325 sur 474 · ACTE Y, SCKNE · texte numérisé non relu

ACTE Y, SCKNE

MADAM?: KVRARD.

Eh ! oui.

Mais vous n'y pensez pas.

MADAME EVRARD

«.est l'unique moyen de sortir d'embarras. 11 faudra soutenir'qu'elle n'est pas la nièce, Kt même le prouver.

CHARLE

Dieu, quelle hardiesse !

.Mais quels sont pour cela vos moyens ?

M A D A MF EVRARD

Tout est prêt.

.\rmand va nous servir.

CHARLE

Et comment, s'il vous plaît ?

MADAME EVRARD

Armand va, de Colmar, écrire que sa femme E.st là-bas, près de lui.

CHARLE

Qu'entends-je? ah ciel! madame!...

jntrefaire une lettre !

MADAME EVRARD

Oh, que non pas: d'abord Ce faux serait, je pense, un trait un peu trop fort; Ce serait une vaine et grossière imposture ,• Car monsieur du neveu connaît bien l'écriture : Mais comme vous savez, j'ai des lettres d'Armand, Kt j'en montre une.

CHARLE

Bon!

l'apporter.

MADAME EVRARD

Oui, Julien à l'instant

CHARLE

Eh! mais, la date?...

Je la change.

\mbroise, en paraissant venir de chez La Grange, V;i, par un faux récit, porter les premiers coups. I "affecterai d'abord l'air incrédule et doux; .Mais j'appuie en effet, et je m.ontre la lettre: La nièce partira, j'ose bien le promettre.

CHARLE

^oit. Mais à des papiers, car elle en peut avoir,

3 4 A LK VIEUX CELIBATAIRE.

Que répliquerez-vous?je voudrais le savoir.

11 ne la verra point.

CHAULE.

En ùtes-vous bien sûre?

Oui, si vous nous aidez. Sachez, je vous conjure, lia retenir là bas, tandis qu'Ambroise et moi Nous nous chargeons ici de monsieur.

Bien, ma foi !

Madame, j'aurai soin de ne pas quitter Laure.

M A D A M K EVRARD

Voici monsieur : je dois dissimuler encore ; Allez.

CHA RLE, à part.

Je vais... parer à ce coup imprévu.

(Il sort.)

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