‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 330 sur 474 · ACTE V. SCKNE VJ, 3 4<J · texte numérisé non relu

ACTE V. SCKNE VJ, 3 4<J

MADAME EVRARD

vjuimporte? je ne vois qu'une chose en ceci : Si Laure est à Colmar, elle n'est pas ici.

Parbleu! je disais bien que ce n'était pas elle. Vous voyez si j'ai fait un rapport infidèle !

M. DU BRI AGE

Je ne le vois que trop. Je demeure frappé

Comme d'un coup de foudre... Elle m'aurait trompe :

MADAME EVRARD

Rien ne paraît plus clair... Mais, ô ciel ! quelle trame !

AMBROISE

Affreuse I Allons, je vais renvoyer cette femme.

M. DU BRI AGE

Non, non ; je veux la voir, moi-même la chasser...

MADAME EVRARD

Comment ! vous ?

M. DU BRI AGE

Oui, je veux lui faire confesser...

MADAME EVRARD

Vous ne la verrez pas, monsieur, c'est impossible ; Non, cela vous tuerait : vous êtes trop sensible : Eh! j'ai moi-même ici peine à me contenir. J'étais d'abord pour elle, il faut en convenir, Mais cet horrible trait me révolte et m'indigne... Et vous la verriez ! Non. Que cette fourbe insigne Sans retour disparaisse. Ambroise, avant la nuit, Faites-la déloger sans scandale et sans bruit.

A l'instant je m'en charge, et de la bonne sorte.

M. DU BRI AGE

Ne la maltraitez pas.

M A D A M K EVRARD

11 suffît qu'elle sorte.

A MBROISE.

Oui, Laure va sortir tout à l'heure...

SCKNE VI

Page 1