‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 337 sur 474 · ACTE I, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II

MADAMK ELLKR, les saluant.

J'arrive encore trop tard.

Je le vois ; vous venez donner, belle voisine, La leçon de dessin à ma jeune cousine?

MADAME E U L E R

Mais oui ; c'est un emploi trop doux pour l'oublier.

Dites donc; voulez-vous de moi pour écolier?

d'héricourt.

Étourdi ! Vous avez une élève charmante, Madame Euler.

FLORVEL

Charmante !

MADAME EULER

Elle est intéressante.

d'héricourt.

On n'a pas plus d'esprit, de grâce...

jij^ Et d'enjoûmenl.

(Xj^ " MADAME EULER, avec douceur.

Vous en parlez peut-ôtre un peu légèrement. Messieurs ; pardon : souvent, qui juge la surface, Ne voit que la gaîté, la finesse, la grûco, Mille dons enchanteurs qu'à l'envi vous citez : Sophie a, croyez-moi, bien d'autres qualités, Un cœur sensible et pur, un esprit raisonnable D'excellents procédés je la connais capable; Elle mérite enfin le respect, les égards...

d'héricourt.

Vous avez bien raison, madame; aussi...

(il se dispose à sortir.) FLORVEL.

Tu pars ?

d'héricourt.

Je vais courir.

(il s'approche de madame Euler, et lui parlant bas.)

Un mot : voulez-vous donc,*madame, Oublier le portrait d'une charmante femme?

MADAME EULER

Plaît-il, monsieur?

FLORVEL

Ahl çà, tu nous prendras, mon cher?

d'héricourt.

Non, tu mèneras bien ta cousine.

C'est clciir.

u'héricourt.

Voilà ce que j'iippclle un de tes privilèges : Mais je vous rejoindrai.

(U salue mailanic Kiilcr. et parlant bas à Florvol.) MADAMP: EULER, à part.

Pauvre enfant ! que de pièges

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