‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 388 sur 474 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MADAME VERSEUIL, M. MORAiND.

M. MORAND

Comment! seule, madame !

MADAME VERSEUIL

Eh ! mais, en vérité...

Qu'a donc de surprenant... ?

M. MORAND

C'est une rareté :

Ce monsieur d'Héricourt, ce Dorsan... et que sais-je ?., Jusqu'à mon fils, oui, tous vous font un beau cortège.

MADAME VERSEUIL

En seriez- vous jaloux?

M. MORAND

Je ne dis pas cela ; Mais enfin je remarque...

MADAME VERSEUIL

Allez, ces messieurs-là.

Mon cher, auraient encor de plus rares mérites ; Je VOUS préfère à tous.

__ - ^^ MORAND

Fort bien : vous me le dites ; Mais vous prêtez l'oreille à leur doux entretien.

Kt vous semblez à peine apprécier le mien.

MADAME V E R S E U I L

(Jue VOUS êtes injuste!...

M. M GRAND

Eh ! non, je suis sincère.

MADAME VERSE u IL.

ingrat ! eh bien, je vais vous prouver, au contraire, Combien votre entretien m'est cher ; car, entre nous, J'épiais le moment de causer avec vous.

M. MORAND

Est-il vrai ?

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