ACTE V, SCENE lY
« Je suis libre enfin, ô ma meilleure amie ! Depuis une année et demie, Juge des maux que j'ai soufferts !
J'étais loin de ma femme, et j'étais dans les fers ! Mais en chemin bientôt je compte me remettre, Et de près je suivrai ma lettre... «
(a madame Eiiler.)
Je la précède, et fais plus que je ne promets.
MADAME E U L E R
On vous reconnaît là.
DIRVAL, achevant d'écrire.
(c Ton ami pour jamais. »
Oh ! oui. Voilà ma lettre écrite et cachetée.
MADAME EULER
Bonne lettre.
DIRVAL.
Le cœur, le cœur seul l'a dictée.
M A DAME EULER
Et celui de Sophie en sera pénétré.
DIRVAL.
Ah! j'en suis sûr.
MADAME EULER
C'est moi qui la lui remettrai.
DIRVAL, la lui donnant.
Elle en vaudra bien mieux; j'ai l'âme plus contente. Et je pourrai dormir pour charmer cette attente.
(il allait sortir, puis s'arrètant.)
Sous le toit de ma femme, il est, parbleu ! piquant Qu'il faille que j'occupe encore un lit de camp.
(il sort.)