‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 410 sur 474 · ACTE V, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VI

Qii'entends-je ?

Oui, je le parîrais, Cette petite intrigue entre eux est combinée : Ma cousine, je gage, ils l'auront emmenée. ..

MADAME EULER

< iel! emmenée! où donc?

V L o II V E L .

Eh ! je l'ignore, moi...

MADAME EULER

\i[, ne la trouvant pas, vous revenez... ?

FLORVEL avec dépit.

Ma foi.. . !

MADAME i: U L E R .

0 ma Sophie, hélas ! quels chagrins tu nous donnes ! Deux amis te restaient, et tu les abandonnes !

FLORVEL

Mais, je le suis aussi.

M A D A il E i: U L E R .

Vous, son ami? bon Dieu !

Lorsque vous la quittez !

Moi ? la quitter? parbleu !

C'est elle qui me quitte ; eh ! oui, la chose est claire. C'est monsieur d'Héricourt enfin que l'on préfère : D'Héricourt est aimé.

MADAME EULER

Monsieur, rien n'est plus faux, D'Héricourt peut former de criminels complots; Mais mon amie est loin d'en avoir la pensée : (l'est bien assez pour voub de l'avoir délaissée, Sans la calomnier.

FLORVEL

Tout ce qu'il vous plaira, Madame Euler ; mais, moi, je suis, dans tout cela, Trahi, sacrifié, pour qui?

MADAME EULER

Pauvre Sophie !

(.'t*sl toi que l'on trahit, et que l'on sacrifie.

LES M(i':uRS nu jour.

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