I.Es Mi>MES, MADAME DIRVAL, FORMONT
FORMONT
Non, non, madame Euler ; ils voulaient la tromper, Les méchants ! mais ma sœur a su leur échapper.
MADAME EULER
0 ma Sophie ! enfin vous nous ôtes rendue !
F L G R V E L à Formonl .
Où l'as-tu donc trouvée ?
FORMONT
Où tu l'avais perdue.
MADAME EULER
Mais, de grâce, comment, chère amie... ?
MADAME DIRVAL.
Ah ! toujours Le ciel semble envoyer ce frère à mon secours.
C'est donc au bal, Formont, que tu l'as rencontrée?
FORMONT
Non, je n'ai de ton bal essuyé que l'entrée. En deux mots, j'approchais ; et d'abord j'aperçois Madame de Verseuil et ces messieurs ; tous trois Entouraient, ou plutôt entraînaient ma Sophie j Avec un zèle extrême et dont je me défie, Dans leur voiture enfin la pressaient de monter; Mais malgré tous leurs soins ma sœur semble hésiter. Moi, je m'avance alors, et je lui dis : « Ma chère, N'aimerais-tu pas mieux venir avec ton frère ? Dis... » Pour toute réponse, elle saisit ma main, Monte avec moi, je pars, et la ramène enfin.
MADAME DIRVAL.
Que je m'en applaudis ! je ne sais, leurs instances, Ce souper, ce voyage, et mille circonstances, Tout m'a paru suspect.
FLORVEL
Ce n'est pas sans raison, Cousine ; la prudence était fort de saison : Car il se machinait contre vous quelque trame; C'est ce que je disais tout à l'heure à madame.
MADAME DIRVAL,
Se peut-il ?