ACTE V, SCENE VIT
FORMONT
0 ma sœur !
MADAME KL'LER
Jugez de mon effroi !
Mais tout est oublié, puisque je vous revoi.
MADAME DIRVAL. \
Les méchants ! ah ! je veux les fuir plus loin encore. |
Ce Paris, que j'aimais, je le crains, je l'abhorre ; i
Et je veux retourner à ce Vallon chéri ; \
Je veux près de mon frère attendre mon mari. î
FORMONT. '
Bien, ma sœur.
MADAME EULER à madame Dirval.
Se peut-il ?
MADAME DIRVAL.
Oui, votre cœur m'approuve, C'est là qu'il m'a laissée : il faut qu'il m'y retrouve.
FLORVEL
Ah ! ma cousine !
J'aime à vous voir mériter Le bonheur imprévu que vous allez goûter.
MADAME DIRVAL.
Mais déjà je le goûte entre un frère, une amie.
MADAME EULER
Il peut s'accroître encor.
MADAME DIRVAL,
Comment ?
M A D A M E E U L ER, lui remettant la lettre de Dirval.
Lisez, Sophie.
FORMONT
De qui donc cette lettre ?
MADAME DIRVAL.
0 ciel ! de mon mari !
FLORVEL
Du cousin ?
I OR MON T
Quoi ! Dirval... ? •
MADAME EULER
Il est bien près d'ici.
FORMONT
l'on ! il est arrivé, je gage.
Eh ! mais, peut-être.
'l'iS LES MOEUr.S DU JOUR.
Dirval ! ici ?
Pourquoi tarde -t-il à paraître ?
Ce cher cousin, je vais l'embrasser comme il faut ;
(A part.)
Mais je ne croyais pas qu'il reviendrait si tôt.
(il sort, mais rentre l'instant d'après avec son père et Dirval.)