ACTE II, SCKNE VII
RAIMOND
Est moins malade, oui, beaucoup moins que vous.
Moins malade que moi ?
RAIMOND
Convenez, entre nous, Que j'arrive à propos.
MADAME DOLBAN.
Oui, je suis trop heureuse.
Mais cette maladie est-elle dangereuse ?
RAIMOND
Non. Du repos, de rien ce soir ne s'occuper, Boire de l'eau, surtout se coucher sans souper ; Quinze ou vingt jours ainsi de calme, de régime, Il n'y paraîlra plus.
MADAME DOLBAN.
Cet espoir me ranime.
RAIMOND
Un peu de confiance et de docilité.
MADAME DOLBAN.
J'en aurai, j'en aurai ; mais c'est qu'en vérité...
RAIMOND
(a part.)
Ne pleurez point. On vient ; ô ciel ! c'est Eusébie.
(Haut <^t \ivement.)
Voulez-vous dans le vif couper la maladie ?
0 Dieu ! si je le veux!
RAIMOND, de même.
Allez faire soudain Un tour de promenade.
MADAME DOLBAN.
Où donc ?
RAIMOND
Dans le jardin.
MADAME DOLBAN.
Mais enfin...
RAIMOND
Eh ! courez.
MADAME DOLBAN.
Ne pouvez-vous me suivre ?
RAIMOND
Non, il faut, à l'instant, que je consulte un livre.
MADAME DOLBAN.
Combien vais-je rester?
RA IMOND.
Trois grands quarts d'heure, au moins.
AI;ùs courez donc.
MADAMK DULHAN.
Et vous ?
Bientôt je vous rejoins.
Allez.
MADAME DOLBAN,deloin.
Mon cher docteur, sur vous je me repose.
RAIMOND, seul un moment, et riant.
Vivat ! la médecine est une bonne chose.
(a rapproche (rFusébie.)
Chut.