MADAME D 0 L B A N
Ce voleur !... gardez-vous d'y croire, cher docteur : Monsieur est mon ami, mon ange lutélaire ; Je trouve tort mauvais, moi, que pour son salaire. On se moque de lui.
M. S.MNT-1- IRMIN (à demi-voix).
Ma sœur, de grâce...
Eh ! quoi?
Je ne me trompais pas, on se moque de moi.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Oui ; fort bien ! affoclez une ignorance extrême, Lorsque vous savez tout dès longtemps.
RAIMOND
C'est vous-même, Qui tous, l'un après l'autre, ici me l'apprenez. Monsieur Florimel seul hésite encor... tenez, 11 va parler enfin.
FLORIMEL (à Raimond).
Eh! oui, c'est trop me taire, Puisqu'à présent pour vous ce n'est plus un mystère. 11 est trop vrai, mon cher, ceci n'était qu'un jeu. A vos dépens, peut-être, on s'amusait un peii. Nous pardonnerez-vous cette plaisanterie ?
RAIMOND
De tout mon cœur; d'abord, j'aime assez que l'on rie : Dans la pièce, d'ailleurs, j'ai pris mon rôle aussi.
MADAME DOLBAN.
Vous ! lequel donc ?
J'ai fait le médecin ici ;
(a madame Dolban.)
Mais je cesse de l'être ; et vous, d'être malade :
(a Florimel.)
Croyez-moi, reprenons nos chevaux, camarade :
(a mademoiselle Dolban.)
Le mien porte malheur : belle Elise, pardon Des tours que j'ai joués à la fausse Marton ; Lubin fut dans l'erreur : à la paralytique J'ai fait boire de l'eau, voilà son émétique ; Et pour l'ami Gélon, le grand Passwan-Oglou, Il a plié bagage, et fui je ne sais où.
MADAME DOLBAN.
Oh ! comme il me trompait, le traître!