ACTE III, SCÈNE IX
Ah! mille excuses...
Comment, monsieur, tout seul, a démêlé nos ruses?
M. SAINT-FIRMIN
rout seul; mais nous voilà bien quittes entre nous.
Non; pourrai-je jamais m'acquitter envers vous, Quand je vous dois, ici, le bonheur de ma vie?
MADAME DOLBAN.
Comment?
RAIMOND
Posté si près de l'aimable Eusébie...
Ici même...
FLORIMEL.
Eh bien ! quoi?
MADEMOISELLE DOLBAN à Florimel.
Ce que je t'ai prédit :
Ils s'aiment.
FLORIMEL.
Oui, j'en juge à ton air de dépit.
MADAME DOLBAN, à Eusébie.
Mademoiselle, eh! mais...
M. SAINT-FIRMIN à sa sœur.
Je sais tout le mystère ; Pavais presque d'avance arrangé cette affaire. Ma Sieur ; mais à demain remettons-en le soin. J)e cette leçon-là vous aviez tous besoin. Vous n'épargniez personne : amis, voisins et proches, Chacun avait son tour... Mais trôve aux vains reproches. C'est Célon qui, surtout, les avait mérités : C'est ce mauvais sujet qui nous avait gâtés. Laissons là, croyez-moi, ce pitoyable style, Tous ces rires si faux, cet esprit si facile ! Oui, soyons désormais l'un pour l'autre indulgents; Vivons entre nous tous comme de bonnes gens; Kt que notre gaîlé, toujours naïve et franche, Ne blesse plus, pas môme en prenant sa rev^iche.