SCÈNE V
MADAME DEROSELLE, M. DE PLINVILLE, ANGÉLIQUE.
(Angélique vient sur le théâtre, et rêve sans voir son père ni sa cousine. M. DE PLINVILLE s'avance doucement derrière elle.
Angélique ! Angélique 1
Ah! mon père ! ah ! madame !
M. DE PLINVILLE.
Ce cri-là m'est allé jusques au fond de l'âme.
MADAME DE ROSELLE
Bonjour, mon cœur.
M. DE PLINVILLE.
Bonjour. Quel teint frais et vermeil!
ANGÉLIQUE
J'ai cependant dormi d'un très léger sommeil!
M. DE PLINVILLE.
Léger, mais calme et doux, celui de l'innocence. C'est aussi le sommeil de la convalescence. Mais je suis un peu las : depuis le déjeuné. Je cours. Asseyons-nous.
(il s'assied.)