‹ Œuvres de Condorcet (volume 2)Chapitre 148 sur 205 · DIALOGUE · texte numérisé non relu

DIALOGUE

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DIOGENE ET ARISTIPPË.

Philosophe y tu passes ta vie à la cour d*un tyran.

ARISTfPPE.

Un philosophe doit être où les hommes ont le plus besoin de lui.

OlOGÈNE.

Aristippe flatte l'oppresseur de Syracuse.

ARISTlPPE.

Oui, mais il le désarme; il a sauvé de la mort des amis imprudents; la flatterie et le mensonge ne sont plus des crimes dès qu'ils sont utiles aux hommes.

DIOGENE

Pour sauver ces amis, on t'a vu baiser les pieds de Denys.

ARISTIPPE

N'importe, si c'est là que la nature a placé ses oreilles.

DIOGÈNE

Jadis un philosophe sorti de l'école de Py thagore , si fertile en ennemis des tyrans, n'eût paru à Syracuse que pour réveiller dans l'àme des citoyens l'a-

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