RELATIFS A CONDORCET
Lorsque les deux premiers volumes de V Histoire des Girondins j de M. de Lamartine, parurent, madame O'Connor les parcourut avec la curiosilë inquiète que devait lui inspirer la profonde vënératioD qu'elle a vouée à la mémoire de son père. Elle y trouva, avec un vif chagrin, de fausses appréciations et des erreurs manifestes. J'en parlai à mon confrère. M. de Lamartine reçut par ma bouche les remarques de la fille de Condorcet, avec cette bienveillance ^orcZ/ui/nc^ dont toutes ses connaissances oot éprouvé les effets. Il me fit même Fhonneur de me demander communication de ma biographie de Goodorcet, encore manuscrite à cette époque. Je n'ai sans doute pas besoin de dire que je souscrivis sans retard à une demande si flatteuse pour moi.
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Ces circonstapces m'avaient porté à penser, je Tavoiie, que les inetactitodes ëcbappées à Tauleur de VHistoire des Girondins écrivant sur des documents erronés les deux premiers volumes de ce bel ouvrage, seraient rectifiées dans les éditions suivantes; que des ijnexactiludes nouvelles ne dépareraient pas les autres volumes. Cette espérance ne s'est pas réalisée ; de nombreuses éditions se sont succédé avec rapidité, sans qu'on remarque aucun cbangement dans les jugements, souvent sévères, dont Condorcet avait été l'objet dans les deux premiers volumes ; sans que, dans les volumes suivants, M. de Lamartine ait cru devoir tenir aucun compte des renseignements, puisés à des sources certaines, consignés dans ma biographie , ou de ceux que jV vais eu l'bonneur de lui communiquer verbalement. Je n'ai donc plus d'autre ressource que de signaler nettement les points sur lesquels nous ne sommes pas d'accord, M. de Lamartine et moi, aKn que le public puisse prononcer entre nous en connaissance de cause. Ainsi que je le disais (page ex de la biographie), dans un passage relatif à M. de Chateaubriand, je ne saurais prouver d'une manière plus éclatante ma confiance dans la force de la vérité, que d'oser l'opposer toute nue à des erreurs dont il est difficile de saisir le véritable caractère sous les traits brillants du plus beau langage.
SUA L*HIST01RE DES GIRONDINS. clxXV
Dans le premier volume de la première éditiou AtsiGTk Histoire des Girondins j M. de Lamartine s'est occupe de Condorcet aux pages a33 et 4o3. La première fois, noire savant confrère est appelé amUiieua:. A la page 403, Firoputation est aggra^ vée : Condorcet n'est plus seulement un ambitieux ordinaire, il est qualifié d*ambitieux sans scrupule.
Od éprouve généralement des difficultés réelles quand on se trouve dans l'obligation de .repousser des accusations formulées en des termes aussi vagues. Les jésuites avaient appelé Pascal Porte d!Enfer. « Comment, disait gaiement Fauteur des Provincialesy déoiontrer que je ne suis pas une porte d'enfer? » Heureusement je n'éprouverai pas, moi, dans cette circonstance, l'embarras de Pascal; deux faits, deux faits incontestables, réduiront au néant le reprocbe d^ambition adressé à l'ancien secrétaire de r Académie des sciences.
On propose à Condorcet d'être le précepteur du Dauphin ; il refuse.
On lui offre le ministère de la marine ; il refuse encore , et fait nommer Monge.
Prenez maintenant l'histoire de tous les temps et de tous les pays , et si vous y rencontrez un seul ambitieux qui n'ait point accepté avec empressement deuit positions aussi élevées que la position de ministre et celle de gouverneur de Thérîtier
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présomptif d'une couronne , je passe condamnation sur Taccusation blessante dont Condorcet a été Tobjet de la part de M. de Lamartine.
Cette accusation porterait-elle sur l'amour de Tai^ genty la plus âpre, la plus vive, et je puis ajouter la plus vile des ambitions? Toute réfutation à cet égard serait superflue, après tant de traits de désintéressement que j'ai cités dans ma biographie. Voudrait-on , enfin , car je dois tout prévoir, parler de l'ambition si commune et cependant si puérile qui consiste à accaparer des centaines de titres scientifiques et littéraires? Je ferai remarquer que personne ne les envisageait avec plus de philosophie que Condorcet, lui qui avouait franchement que dans le plus grand nombre de cas on obtenait ces titres plutôt par l'exactitude que l'on mettait dans sa correspondance, que par le mérite réel de ses travaux.
Condorcet n'a été dans sa vie animé que d'une seule ambition, celle de faire prévaloir ses idées: lorsqu'on n'a été guidé que par l'inspiration de sa conscience, une telle ambition n'a rien dont un honnête homme doive rougir.
M. de Lamartine joue vraiment de malheur toutes les fois qu'il met Condorcet en scène. Les documents sur lesquels. il écrit, qu'il s'agisse de grandes comme de petites choses, sont constamment entachés de légèreté ou d'erreur.
SUR l'histoire DBS GIRONDINS. clxxvij
Voyez plutôt :
L'illustre écrivain est-il àmeuë à parler de Finfloence que M^ de Staël exerça sur quelques ëvënements de notre première révolution , il nous dépeint Voltaire, Rousseau , Buffon, d'Âlembert, etc., Condoroet , jouant avec cette enfant et attisant ses premières pensées. En ce qui concerne Condorcet, Tassertion manque de vérité : Ck)ndorcet| ami de Tui|;ot, De fréquenta jamais les salons de M. Necker, pour lequel il avait des sentiments qui, à quelques égards, n'étaient peut-être pas exempts de préventions.
M. de Lamartine commet une erreur du même genre, lorsqu'il fait du girondin Condorcet un des membres les plus assidus des conciliabules de M. et de M"* Rolland. L'ancien secrétaire de l'Académie ne rendit jamais que de simples visites de politesse au ministre de l'intérieur et à sa femme. CeluMi pouvait-il, d'autre part, être légitimement rangé parmi les Girondins, qui leur adressait sans cesse ces paroles pleines de bon sens, de patriotisme, et qui malbeureusement' ne furent pas écoutées : « Occu- « pes-vous un peu moins de vous-mêmes, et un « peu plus de la chose publique ? »
Dans le volume II , page 9a , M. de Lamartine traite avec une grande sévérité les membres de la Société des amis des noirs f au nombre desquels il place avec raison Condorcet. Il les accuse « d'avoir lancé
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« leurs principes sur les colonies ceoiiBe une ven- « geance plutôt que comme uoe justice. Ces priueipes, Qc ajotf te-t-il , avaient éclaté sans préparatioB et sans <K prévoyance dans cette société coloniale ^ où la vé- « rite n'avait d'autre oi|;aae qae rinsurreetioB. »
En écrivant ces ligiMls, M. de Laaiartiiie sa*f ait-il €|ué déjà, en 1776^ dans une note de l'éloge de Pascal j Cotidorcet s'élevait contre l'esdavagie des noirs; qu'en 1781 il publiait un mémoiire intitulé Réflexions sur fescluifage des nègres; qu'en février 1789: il adressait au corps électoral on écrit sur cette plaie de la société; qu'en juin de la même année il faisait paraître un écrit remarquable sur Tadiûission des députés des planteurs de Saint-Domingue? Les projets d'émancipation détaillés dans ces deux derniers écrits ont cela de remarquri>le, que plusieurs des dispositions qu'on y trouve figurent dans les lois anglaises Irendues postérieuredient.
Dans le portrait qu'il a tracé de Gondorcet^ vol. I, page a3o et suivantes , M. de Lamartine dit que le savant célèbre « rédigeait depuis 17B9 la Chtcnkfur « de Paris , journal où l'on sentait , ajoute l'auteur, c les palpitations de la colère y soUs \A main polie et u froide dti philosophe. » Ce passage exige une explication. Condorcet ne rédigeait pas la Chrûniqut de Paris; il écrivait dans œ journal, ce qui est fort différent , des articles signés de lui y et particulière-
SUR L HISTOIRE DES GIRONDINS. clxXÎX
ment le compte rendu des séances de TAssemblëe nationale. Est-ce dans ces aiilcles ou dans tè corps du journal, dont Condorcet ne saurait être responsable, que l'auteur des Girondins a trouvé des palpitations de la ùolère ? La question mérite d'être êclaircie. Au reste , dans un autre passage du tome I, page g6y H. de Lamartine, mieux inspiré, s'était contenté de dire lui-même: « Condorcef écrivait dans la Chronique de Paris. »
« Condorcet^ haï de la cour, dit M. de Lamartine, « la haissaii de la haine des transfuges. »
On est transfuge, suivant le Dictionnaire de FAcadémfie , quand on « abandonne son parti pour « passer dans le parti contraire » : il faudrait donc , poor justifier l'accusation, prouver quie l'ami de Voltaire , de d^Alembert , fut , à une époque quelconque de sa vie, du parti de la cour. O0 chercherait vainement une pareille preuve; le contraire a du frapper tons ceux qui connaissent en détail l'histoire politique et littéraire du dix-huitième siècle: le marquis de Condorcet n'a peut-être été à la cour qu'une seule fois dans sa vie, te jour où, suivant l'usage, il Alt présenté an roi comme membre de l'Académie françaiare.
rai attribué la fuite inopinée de Condorcet , son départ subit de la rue Servandoni , à la crainte ho-* norable qu'éprouvait l'illustre proscrit, de compro-
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meure par sa présence la femme qu'il appelait sa seconde mère, celle qui lui avait donné les plus admirables preuves de dévouement. M. de Lamartine Texplique, suivant moi, par des causes bien puériles. Voici le passage des Girondins qui a trait à la fuite de Condorcet :
« Condorcet aurait été heureux et sauvé, s*il eût su « attendre; mais l'impatience de son imagination arec dente Fusait, et le perdit. Il fut saisi au retour du « printemps, et à la réverbération du soleil d*avril « contre les murs de sa chambre, d*un tel besoin de «liberté et de mouvement, d'une telle passion de a revoir la nature et le ciel, que M"** Vernet fut obli- « gée de le surveiller comme un véritable prisonnier, « de peur qu'il n'échappât à sa bienveillante surveil- » lance. Il ne parlait que du bonheur de parcourir « les champs, de s'asseoir à l'ombre d'un arbre, d'é- « coûter le chant des oiseaux , le bruit des feuilles , « la fuite de l'eau. La première verdure des arbres du «Luxembourg, qu'il entrevit de sa fenêtre, porta « cette soif d'air et de mouvement jusqu'au dâire. »
Voyons ce qu'il y a de vrai dans ces assertions. Si Condorcet était dominé par le désir de s'asseoir à l'ombre d'un arbre et d'entendre le bruit des feuilles, il pouvait se donner cette satisfaction sans quitter la maison de M"** Vernet, car il y avait dans la cour cinq gros tilleuls.
SUR l'histoire des girondins. clxxxj
£d tout cas y les arbres du Luxemboui^, dont la première verdure, dit M. de Lamartine, donna le vertige à l'ancien secrétaire de l'Académie des sciences , doivent être mis hors de cause , car alors on ne les voyait pas, je crois, de la rue Servandoni ; et je puis affirmer qu'ils étaient complètement invisibles des fenêtres de la maison de MT Vernet. J'ajouterai que, dans son désir supposé et fort inopportun de jouir des plaisirs de la campagne, Condorcet aurait été bien mal inspiré en se dirigeant sur Fontenay-aux- Roses; vers un plateau où il n'existe ni rivière ni le plus petit ruisseau, où l'on ne peut écouter la fuite des eaux qu'au moment d'une forte averse.
Les inexactitudes dans lesquelles des personnes mal informées ont enti^iné M. de Lamartine m'ont conduit, au surplus, à la découverte d'un passage authentique qui ne peut laisser aucun doute sur les honorables motifs qui déterminèrent l'évasion de (Condorcet, le 4 germinal an ii. Ce passage, je l'ai trouvé dans l'avertissement d'un Traité (Tarithmétique publié par ce même M. Sarret, que j'ai pu citer si honorablement è la pageclij. Le voici:
« La veille du jour où Condorcet quitta son asile, «un inconnu se présenta chez la propriétaire de la «inaison, sous prétexte de voir un appartement qui « était à louei^ ; il fit connaître, par nombre de ques- ^ lions singulières et étrangères à l'objet qu'il disait
CIXXKÎJ R£BI4BQIJES
A l'avoir amène , qu il n'était pas ^ comme le dit en- « suite Cppdorcett qMJi 4^ $0P réduit, avait entendu « tout le colloque, un chercheur d*appartement$, et « qu'il savait ou au moins soupçonpait que quelqu'un « était caché dans la maison. U parl^ des visites pour « le salpêtre , et donna à entendre que vraisembla- « blement on viendrait eu faire; ajoutant , et il |e ré- « péta plusieurs Tois avep une sorte d'afTectation» que «si Ton avait quelque chose de précieux, il fallait ce y bien prendre garde, vu que ceux qui étaient char^ « gés de ces visites n'étaient pas toujours des gens « sur qui l'on pût compter.
a On doit juger que cet individu nous inquiéta « beaucoup : nous ne pouvions deviner s'il était venu «pour espionner, ou pour donner un avis généreux. « (Je dois dire à sa louange qu'il était venu dans cette «dernière intention : nous l'avons su depuis). Quoi « qu'il en soit, le lendemain matin, Condorcet reçut ce une lettre qui lui annonçait qu'on devait peut-être « le même jour faire une visite dans la maison, qu'on <c soupçonnait receler des fugitifs dp Midi.»
On ne trouve, comme on .voit, dans cette relation, aucune trace de l'impatience juvénile qui, suivant M. de Lamartine, amena la fin déplorable de Condorcet.
J'ai rendu compte, à |a page cvj, des prinolpalen circonstances qui conduisirent à une séparation mal-
SUR l'histoire des girondins, dxxxiij
lieureuse et définitive eotre Condorcet et son illustre ami le duc de la Rochefoucauld. Quand la séparation éclata, les ennemis de Condorcet cherchèrent à Fenvenimer; ils crièrent à l'ingratitude ; ils prétendirent que la Rochefoucauld avait constitué de son plein gré une rente perpétuelle de S^ooo fr. en faveur du savant académicien, au moment de son mariage, et que la rupture fut suivie de la demande brutale et impérative du capital. M. de Lamartine a recueilli ces bruits; on ne peut lui en faire un reproche, ils étaient fort répandus. Pour moi qui ne devais pas m*en rapporter à la rumeur publique, j accomplissais un devoir en prenant avec soin lesiDformations qui pouvaient me conduire à la vérilé. La vérité, j'ai çu Tavaptage de la découvrir, et, je le dis avec bonheur, elle ne jettera aucune ombre sur la brillante figure de Condorcet; elle montrera qu'il est des hommes lieureu^ement nés, qui, pendant une vie agitée, au milieu des circonstances les plus difficiles, trouvent le secret de ne pas payer leur tribut à la fragilité humaine.
Deux voies s'offraient à moi pour arriver à mon but : je pouvais consulter des contemporains et amis désintéressés du fils de la respectable duchesse d'Enville, et recourir ensuite à des documents éerits. M. Feuillet, bibliothécaire de l'Institut et membre de l'Académie des sciences morales et po-
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Ktiques, avait été secrétaire intime du duc de la Rochefoucauld, jusqu'à la catastrophe effroyable qui enleva ce bon ciloveu à la France. Au moment où j'écrivais la biographie de Condorcet, je demandai à M. Feuillet de vouloir bien m'éclairer sur les bruits relatifs à la pension et à la demande du capital, qui étaient aussi venus à mes oreilles. Il me répondit sans hésiter qu'il n'en avait personnellement aucune connaissance. Ce renseignement négatif, et du plus haut prix, est corroboré par l'examen minutieux que j'ai fait du compte de tutelle de M"^ O'Connor. Je trouve là des détails circonstanciés sur le passif et sur l'actif de la succession à diverses époques , sur la vente opérée par Condorcet, au moment de son mariage, d'une petite propriété située près de Mantes, nommée Denmont; sur l'acquisition qu'il fît, avec une partie du prix de la vente, de fermes près Guise, provenant deTabbaye de Corbie. Il est mention dans ce compte, à l'aiticle du passif, de mé^ moires très-peu importants de menuiserie, de serrurerie, etc. Je cite cette circonstance poyr montrer avec quel scrupule, avec quelle minutie cet acte est rédigé. J'y trouve aussi dans l'actif l'origine , j'ai presque dit la filiation de petites rentes de 3 , de 4 et de 5 francs.
Je n'y vois au contraire aucune trace d'une augmentation de revenu correspondant à 1786, année
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du mariage de Condorcet , ni rieo qqi puisse faire croire à une augmentation de capital de cent mille ihiiicsy qui aurait eu lieu à l'ëpoque de la rupture de mon confrère et du duc de la Rochefoucauld.
Il faudrait renoncer à toute logique pour supposer qu'après cette simple remarque il restera quelque chose de Fhorrible calomnie qu'on a voulu faire peser sur la mémoire de Condorcet.
En parlant de la fuite de Condorcet, et de la tentative qu'il fit pour être admis à Fontenay-aux-Roses dans la petite maison habitée par M. et M** Suard, M. de Lamartine a employé des termes qui seuls auraient rendu ces rectifications indispensables.
« Condorcet , dit Tauteur des Girondins j se refusa « généreusement aux instances qui lui furent faites, « de peur de traîner avec lui son nudheur et son « cBim sur le seuil qu'il aurait habité. 9
Pour réprimer le mouvement d'humeur, j'ai presque dit de colère, que ce passage a soulevé chez moi, il n'a fallu rien moins que le souvenir des hautes qualités qui distinguent M. de Lamartine. De quel crime a-t-on voulu parler? Est-ce un crime privé, un crime public , un crime politique? Je ne trouve pas d'explication qui puisse atténuer la gravité de Fimputation odieuse, qui, dans son vague indéfini, n'est pas susceptible de réfutation. Je ne croirai jamais, par exemple, quoi qu'on en puisse dire.
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que le culle de la forme ait domine un homme de coDSciedCe et de talent, au point de lui faire tracer, dans l'unique but d'arroûdif sa phrase, une eitpression outrageante, et qui ne devait jamais figurer à côte du noild glorieux de Condorcet. Cette expression ne peut être qu'un lapsus calami^ ou une faute d'impression. Je laisserai à la loyauté de M. de Lamartine le soin de la retirer.
ET