DES ETATS-UNIS, ETC
bonne foi, esl-ce le nionienl (ju'il fallait clioisir pour crier contre le despotisme ? est-ce lorsqu'on vient d'obtenir des moyens réguliers de réclamer, qu'on doit recouiir aux actes de violence , aux séditions, etc.?
Des associations particulières érigeant en crime de lèse-majesté des actions qui ne violent aucun principe du droit naturel, des tribunaux menaçant de poursuivre celui qui aura accepté une partie de leurs fonctions, et devenus à la fois législateurs, juges et parties, n'est-ce pas là ce qu'on peut appeler exercer véiitablement le despotisme ?
Que vous dirai-je enfin ? Les hommes peuvent-ils jouir véritablement de leurs droits , s'ils ne les connaissent pas, et même assez bien pour que ceux qui ont la puissance soient contenus par l'opinion publique, par la force qui en résulte , pour que les citoyens ne s'opposent pas eux-mêmes au bien qu'on veut leur faire ?
Dans toute nation civilisée un peu nombreuse i! n'y a point de liberté, point de jouissance des droits naturels sans lumières ; les ennemis des lumières sont donc les ennemis de la liberté des droits des hommes. Or, suivez, depuis la renaissance des lettres, l'histoire de la philosophie et de la littérature française , et voyez si c'est au gouvernement ou aux corps aristocratiques qu'on peut reprocher les obstacles sans nombre opposés aux progrès des lumières. Par qui l'auteur d'Emile et celui de l'Histoire philosophique ont-ils été déciélés ? Par qui les ouvrages sur la nécessité d'abolir les corvées, de détruire les droits féodaux, de réformer la jm ispiudence, ont-ils été