MÉMOIRE
change; mais on voudrait qu'elle gagnât encore 20 pour 100 en le fabriquant. Pourquoi cette différence, lorsqu'on ne peut plus dire que la valeur attribuée à la monnaie de cuivre n'a point d'influence dans le commerce?
Si l'on préfère la monnaie de cuivre que l'on est obligé d'acheter au prix du commerce, et en supportant la baisse actuelle du change; si on ne veut pas consentir à perdre sur cette fabiication comme sur celle de la monnaie d'argent, alors il faut du moins renoncer à tout profit.
Mais il en résultera encore une baisse très-réelle de la valeur de la livre nominale, de celle de l'assignat et du pair du change, baisse presque égale à la perte actuelle. Cette opération serait encore injuste et dangereuse; mais elle le serait moins.
Si l'on préfère la monnaie coulée du métal des cloches^ en se contentant de retirer les frais de fabrication, et très-peu au delà, on ne court pas les mêmes risques, on n'avilit ni la livre nominale, ni l'assignat.
Car, pour ce qui regarde cette monnaie, l'impossibilité de gagner sur des métaux d'un prix très-bas, à moins de faire des opérations très-en grand, et la difficulté du transport, permettent de laisser subsister une différence de 10 pour 100 environ entre la valeur du métal brut et celle du même métal fabriqué en monnaie.
L'effet qui pourrait en résulter sur la valeur des assignats ou sur le change , ne serait pas assez grand pour nuire aux opérations qui tendraient à ramener