‹ Œuvres de Condorcet (volume 4)Chapitre 19 sur 117 · SUR LES EFFETS, ETC · texte numérisé non relu

SUR LES EFFETS, ETC

l'équilibre; ces lo pour loo suffiraient pour empêcher la fonte de ces espèces, et les contrefaçons ne pourraient commencer que quand la perte sur le change serait au-dessous.

Si on fabrique de la monnaie de cuivre, eu suivant le même principe, c'est-à-dire , en ne lui donnant tout au plus que lo pour loo de valeur au-dessus de sa valeur réelle comptée en argent, et non en assignats, et sans y comprendre l'augmentation causée par le change, il se présente une difficulté: les sous nouveaux seraient plus forts que les anciens; mais on évitera cet inconvénient, en frappant seulement des DEUX sous, d'après la nouvelle taille. Alors le sou, les deux liards, le liard ancien, quoique n'étant pas en proportion avec les deux sous nouveaux , n'en conserveront pas moins leur valeur, parce qu'ils continueront d'être également nécessaires pour le détail.

Nous n'ajouterons qu'un mot. Celte baisse du change, cet avilissement de la livre nominale (qui résulteraient de la fabrication de la nouvelle monnaie de cuivre, dans les mêmes proportions que l'ancienne) ne seraient plus l'ouvrage de la défiance, de la nature, ou des circonstances, mais celui de la loi. Ce ne serait pas seulement un grand malbeur, mais une véritable injustice. On ne pourrait même répondre que l'opinion ne vînt encore aggraver le mal : et qui oserait marquer le point où s'arrêterait le discrédit d'un effet frappé d'une dépréciation légale déjà si effrayante ?

DES

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