I . En même temps que
Enquête. 85
Mais quasi ceteri omnes Tenentes sacros CanoneSy Référant in oppositum, Scilicetf quod est licituniy Nam est una instantia.
Et dicunt quod sententia Lata de possessorio , In continenti posteày Fertur de petitorio ; Vel sic quod pronunciato Petitorio expresse , Possessorium sub illo Pronunciatur tacite '.
I . On a pu remarquer que nous nous sommes abstenu jusqu'ici de traduire les passages latins de notre poète ; nous avons pensé que cette édition s'adressoit à des gens qui n'avoient pas besoin de notre aide pour cela. Ce passage est dans un langage si technique, il a été d'ailleurs si torturé, si mal ponctué, si mal expliqué par tous nos prédécesseurs, depuis la veuve Trepperel, qu'on nous pardonnera sans doute une traduction : « Mais presque tous les autres, s'en référant au droit canon, concluent le contraire (c'est-à-dire que cela est permis), car il s'agit d'une seule et unique instance ; et ils disent que la sentence portée au possessoire est immédiatement après étendue au pétitoire, ou, autrement, que, le jugement sur l'action pétitoire étant prononcé expressément , il emporte tacitement avec lui le même jugement quant au possessoire. » Il y a là une subtilité de la part du Commissaire. Cette opinion est fausse en droit civil , quoique vraie en droit canon. Dans les matières bénéficiales, en effet, le pétitoire suivoit le possessoire , ou plutôt le possessoire
Comme il est cotté et notté.
Et trouvé per argumentum In L. ^ prima, Codice, De Ordine cognitionum^.
Et de fait, ceste opinion Est bien certaine, se me semble, Que on les peult intenter ensemble , La quelle je veul approuver 3 Pour nostre appointement saulver. Car pour elle fait 4 , sans abus Le chappitre Cum dilectuSy Qui est extra, se m'est advis, De causa possessionis ;
tenoit lieu du pétitoire ; le juge prononçoit sur la pleinemaintenue après examen du titre des parties , et Pon com prend qu'il n'y eût pas d'autre question à vider. Il n'en est pas de même, on le sait, quand il s'agit de tout autre bien. L'argument du Commissaire est donc subtil sans être absolument faux ou nul, puisqu'il prouve, d'autre part , que le possessoire et le pétitoire ne sont pas aussi distincts que les glossateurs le prétendent. Nous sentons ici encore le besoin de nous excuser vis-à-vis de nos lecteurs pour toute cette science, et nous nous arrêtons.