Après quoi on arriva à la matière
2. Les précédents éditeurs ont pris soin de changer uullus en nuUius pour se rapprocher de l'axiome de droit. Là encore ils n'ont pas compris la méthode que Coquillart emploie presque constamment vis-à-vis des brocards juridiques. Voici d'abord le dicton : Quod autem nuUius est naturali raîione occûpanti conceditur. (Dig. XLl, 1, 3.) En remplaçant au/Z/i/j par nuUus , le poète dit gatment et avec à propos que aucun homme n'est la propriété d'une femme, il devient ia possession de celle qui l'occupe, qui le saisit.
. y. Et cela sans qu'il y ait matière à quelque difficulté, à moins toutefois qu'il
ENQ.UÊTE. m
Supposé qu'il ne soit pourtant In aliéna protestate, Mais qu'il ayt francbe voulenté Et franc arbitre en^tàus usaiges % Et qu'il puisse^ yver et esté , Courir par buissons et boccaiges , Comme font les bestes saulvaiges.
Et nous dit^, si hoc sit verum 5 Qu'il tient des natures ramaiges 4 D'apium et gallinarum ;
1 . En tout usagç de lui-même, en toutes les manières d'user de soi*méme.
2, Le passage suivant se compose de citations massacrées par le digne maistre Bidault ; pour le comprendre, il faut s'en référer au liv. 41, tit. i, g 5, du Digeste. Gaïtts dit ^e les bétes sauvages , qui sont au premier occupant , comme les bétes sauvages qu'on chasse , les cer£s, etc., etc., comme les paons, les colombes, les poules, les oies, les abeilles , Caïus dit que ces bêtes recoitvreBt leur liberté, retombent dans leur premier état et sont aptes de nouveau à appartenir au premier occupant, eùm ocuhs nûstros ijfugtrinU \\ conclut ainsi : Talis régula comprobata est, ut eousque nostra esse inteUigan" îur denec revortendi animum habeant, quod si .desierint raertmdi animum habere, desinant nostra esse, et fiant ùccttpantium. Le passjige qui vient après est l'eiposition , L'applicatioagrotesque^t macaronique, de cette théorie de Gaîtts.
•). Moi, je n'en i;arantis tien, dit le greffier, ou plutôt le. commissaire.