‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 185 sur 374 · Et étoit capable de bien leur répondre · texte numérisé non relu

Et étoit capable de bien leur répondre

3 . On appeloit propres les biens qui nous venoient par succession , en ligne directe ou collatérale, ou par donation en ligne directe. On n'en pouvoit disposer que d'une certaine partie, le quint; et ils retoumoient, non au plus proche héritier, mais au plus proche héritier dans la ligne d'où ils étoient sortis , suivant la régie, patema paierais , materna maternis. On distinguoit le propre ancien et le propre naissant. Le premier étoit celui qui venoit au moins de notre aïeul; le propre naissant n'avoit pour ainsi dire qu'un quartier de noblesse : c'étoit un acquest de notre père.

4. Les conquests étoient les immeubles acquis pendanr le mariage, par les deux conjoints ensemble, c'est-à-dire pendant leur communauté, et qui , par conséquent , leur appartiennent à tous deux.

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S'il vient de naissant^ où d'acquest^y S'il vient d^apport 3 ou de douaire , Comme ^ elle Ta eu , et que J c'est , Et que tout ce cas nous declaire , Respond qu'il y a grant mistère , Et que la Simple, se dit on, Avoit jadis une commère Appellée la grant Alison , La quelle tenoit ce Mignon Et l'entretint lonc temps, et l'eust, Comme on dit, par succession, De sa feue tante qui morut ; De la quelle tante elle fust Héritière , comme est notoire , Et,commedepuisoncongnut,

1. Tous les textes, sauf celui du XVe siècle, donnent naissance, peut-être dans la persuasion que naissant ne pouvoit être qu'une faute d'impression. Nous avons expliqué ce qu'on entendoit par naissant, propre naissant.

2. V acquêt vis-à-vis d'un propre^ c'étoit le bien acquis par soi-même , et dont on pouvoit disposer ; visà-vis des conquêts , c'étoit l'immeuble acquis par l'un des conjoints , et qui ne tomboit pas dans la communauté. '

3. V apport avoit dans la coutume de Reims un sens* plus étendu que dans les autres coutumes ; il signifioit tout ce que la feiiime apportoit en mariage à son mari , tout ce qui lui échéoit par succession pendant le mariage, tout ce que le mari ou les parents d'icelui avoient donné à la future épouse avant la célébration du mariage.

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