‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 196 sur 374 · Sans erreur · texte numérisé non relu

Sans erreur

ÎJ2 CO<yjILLART.

Par monseigneur Vaille que vaille >, Juge de grasses matinées'.

Or laissons toutes ces traînées.

Examiné après comment La Simple, par quelz destinées, Peult avoir le gouvernement Du Mignon, deppose briefvement Que, après qu'il fut suijuris J,

1 . On comprend suffisamment la valeur que peuvent avoir des lettres de faveur entérinées par un tel seigneur. Nous remarquerons ici, à propos de cette habitude qu'a notre poète de faire des noms de ses personnages autant d'images , nous remarquerons que les noms Champenois étoient généralement expressifs. On comprend d'ailleurs qu'il dut en être ainsi dans tout le Moyen Age, où ce que nous appelons aujourd'hui le nom n'étoit qu'un surnom, remplacé souvent à chaque génération , et donné, par suite de quelque qualité distinctive, à titre de sobriquet, de raillerie ou de compliment. Les archives de Reims , curieuses sous ce rapport, expliquent l'amour de Coquillart pour les appellations significatives. Je ne parlerai pas des La Barbe, des Grammaire, des Cau-> chon, des Bongarson, qui sont des personnages considérables, dont l'action se fait sentir dans chacune des circonstances de l'histoire de Reims , mais parmi les contemporains même de Coquillart nous rencontrons fréquemment des noms comme ceux-ci : Pierre le Folmariez, Person Quenoche, Jehan Bonbœuf, Thomasset Triquedon, Person Testelette, Raoulin Toucul, Coquebert, Lescomroelart, Enard le Subtil, Ysabel aux rouges yeux, etc.

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