‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 288 sur 374 · Mon affaire · texte numérisé non relu

Mon affaire

4. Dessoubz le pourpoint, la chemise froncée, puis le chapelet, dit Roger de Collerye (édit. eizev., p. 65). Je supposois alors qu'il falloit entendre chapelet dans le sens de patenostre de métal précieux portée autour du bras en guise de bracelet. Je pense qu'il vaut mieux ici prendre ce mot pour guirlande , torsade , rubans tressés et attachés aa bas des manches et terminant les manches par un effilé. Il parott, en effet, que la meilleure manière de comprendre ce passage de Coquillart soit celle-ci : la torsade en velours disposée élégamment, selon la mode, avec un bel effilé (ou de jolies mailles) de trois doigts de large.

Monologue Coquillart. 213

Troys deys de large ; la belle espée ; Robe à grans manches descoppée < Affin que Ton veisl le dessoubz^.

Floc, floc, faisoit ma hacquenée Quant elle vouloit marcher doulx.

Elle cuyda tomber deux coups , Non pas tomber, mais elle choppa s ; Les regardans estoyent là tous ; J*en ouy bien ung qui parla Et tout en raillant m'apella , Et me disl que je chevauchoye En clerc , en latin, tout cela 4.

Mais, par le sang bieu , non faisoye , Car seurement je me tenoye , Genoulx serrez , bien empeschez ; Et me semble franc, que j'estoye Pour faire bransler couvrechiefz î.

Se ma beste feisl ce meschiefe , Et qu'elle cuida faire ung sault , Que voulez vous , sang bieu, sachez Que je sçay bien ce qu'il luy fault.

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