‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 30 sur 374 · Et puis , et après cela de s'en priver · texte numérisé non relu

Et puis , et après cela de s'en priver

2. Ici il faut, à cause du mot vûise, subjonctif, supposer la répétition de : est-elle bien si estourdié que dépenser. Cette sorte de concision , du reste , est bien , comme on a pu déjà s'en convaincre , dans la méthode ordinaire des avocats de Coquillart. Nous avons donc : Est-elle donc si étourdie de penser que , quant à ce qui est de baiser et d'embrasser, il aille à Dieu passer sa fortune, négliger une bonne fortune pour l'amoyr de Dieu..— Il est, du reste, certain pour moi qu'il y a en cet endroit , dans le texte primitif, le meilleur pourtant , quelques fautes d'impression. L'idée que devoit présenter le manuscrit de notre poète pouvoit être analogue à celle que nous indiquons , mais il me paroît difficile de croire qu'elle ne fût pas plus naturellement rendue. La phrase est en effet si singulièrement construite que , quoique la pensée soit ctaire , on est forcé d'hésiter entre diverses nuances de cette pensée qui' se présentent à l'esprit, à chaque fois qu'on essaie

^6 COQUlLLARt.

Assés î assés ! trop d'avancer Pour ung coup à demy pecune '.

Mais \ ainsy qu'il 5 vient sur la brune En quelque coing, ou quelque bout 4, Vêla, s'on rencontre quelq'une J, Le sanc bieu ! c'est pour gaster tout ^ ;

quelque changement de ponctuation. Ainsi on peut «onprendre, en mettant le point et virgule après embrasser : Croit-^k qu'on puisse se contemer d'embrasser; ou bien encore : Se passer d'embrasser ; qu'elle aiile donc en un clottrc, etc*

1. Ici nous rentrons compléteiseat dans la méthode plaidoyante, dans la concbion «xtravagame, dans remploi des brocards et des dktons , dans le genre d'éloquence abondant en f^truts^ dont matstre Simon nous a donné de si pénibles exemples. Assez , dit l'avocat, je ne puis pas parler plus longtemps d'une telle opinion, c'est trop d'avancer son argent pour une médiocre besogne, c'est trop pour un homme de chercher laborieusement une fidélité impossible. C'est trop pour un avocat comme moi de m'arrêter à discuter de pareilles théories. Il faut peutêtre mettre assis j etc., à titre d'ob)ection, et l'expliquer ainsi : Assez^ assez, me dira-t-on, c'est trop absurde pour un homme d'avancer de l'argent pour une besogne aussi mauvaise que l'est une infidélité.

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