Et se travaille d'avoir, se tourmente pour avoir
4. Tirer avec un mouvement brusque, èner^tte, avec secousse; encore usité en patois Picard.
tjue je n'entrasse jousques au col Dedens le foing; et puis je prins La belle botte, et la tins Sur la teste, que ' on ne me vit.
Et pour me bailler le déduit.
Je vous ouy tantost le ciy De petites souris, pipis^ Fort fuisans ' à mon oreille Parmy ce foing ; c'estoit merveille.
D'autre part estoyent en bas Les grosses parolles et debatz De monseigneur et de ma dame , Qui se combatoyent; c'estoit blasme*.
Hz estoyent , se croy je , tous deux En leur chambre enfermés tous seuk.
L'ung parloyt par une façon ; L'autre chantoyt autre chanson; C'estoyt ung plaisir que d'y estre.
Car chascun vouloyt estre maistre.
Le soir vint ; il faut préparer
> . Afin que. ...
2. Pipis, c'est ordinairement le chant, le gazouillement , le piaulement , des petits' oiseaux.
j. Fuisans nous est absolument inconnu. Je crois quHl faut ïttt faisans i faisant ion pipis à mon oreille.
4. Jehan Bonfons donne: c*estoit basme (c*étoit une bénédiction). Je crois qu'il a raison : destoit blasme ne lignifie rien ; c*est basme est une locution fort usitée au XVe siècle.
Monologue Coquillart. 227 Le souper et le vin tirer :
Monsieur fut sis et appoincté « Et dict on benediciie.
Après soupper voycy Chariot te paîge , à qui on dict ung mot, Et ftist > qu'il aliast apprester La mule. Sans plus arrester, Si feist il , et se meist en poinct , Et s'en vint au grenier au foing , Une grande fourche, en son poings De fer ; et sans plus de note , Il vous vient cheoir sur ceste bote Que je tenoye sur ma teste.
Or, le dyable ayt part à la feste!
Le paillard paige fist merveille ; Car il fist si parfonde enqueste , Qu'il me va larder une oreille De la fourche. Je me resveille Lourdement, et n'osay mot dire; Chariot se paine et travaille J D'avoir la bote ; il sache 4, il tire. Je vis tout et cuyday bien rire.
Il print à tirer ; je la tien ;